Le travailleur
Il est arrivé un jour où la gauche immature a fini ses études.
Cela arrive souvent un jour de pluie où vient l’heure étrange d’écrire son C.V. papier dégueulasse où l’on doit en quelques mots résumer sa vie. Qui est-on lorsqu’on est de la gauche immature ? Que doit-on cacher de sa vie pour mieux se vendre ?
Je n’ai jamais travaillé pour le prolétariat. Discuter avec la rue lors des diff de tracts ne m’a rien apporté - En tout cas je vous le cacherai. L’écriture de tracts ? Les articles des blogs gauchistes ? Ça n’existe pas. Ça n’est pas mon écriture, j’ai signé sous un pseudo - rien n’existe. Les conférences ? Les bureaux nationaux ? Les coups que j’ai organisés ? La France que j’ai rencontrée ? Tout ne se vend pas, oubliez tout, oublions nous. Faut-il vendre son passé pour acheter son pain !
Bien sûr la gauche immature a déjà travaillé. Pendant l’été notamment : La gauche immature a été prolétaire pour se payer le dernier iphone ou des vacances loin des parents et de l’ordre établi. Il y avait, dans ce dur travail, de la jouissance. Le goût de l’effort prend sens lorsqu’il est outil pour l’indépendance. Mais demain la gauche va travailler pour de vrai, pour sa carrière, pour le capital … ou quelque chose entre les deux.
Alors la gauche immature se rend à son premier entretien d’embauche. Même s’il ne le gardera pas toute sa vie, le jeune porte le costume bien taillé, celui sans tache ni trou de boulette. Et la cravate ? La cravate du technocrate qui hier était conspué ? Elle serre fort le cou ce matin. Cet étranglement consenti n’a qu’un but : marquer la différence entre le moi réel et le moi du monde de l’entreprise. Le bien être des pulls trop grands n’a pas lieu d’être au travail. Il parait que le travail c’est la guerre.
Bien sur les études qu’a entreprises le jeune de gauche sont très éloignées des besoins du monde de l’entreprise. De la même manière que la gauche a su convaincre un soc-dem de voter UNEF et un anar de voter UNEF, la gauche immature sait se faire embaucher.
Les premiers jours en entreprise sont toujours intéressants. Et puis, à force d’ennui, de solitude et de répétition, comme un fantôme, la pensée marxiste resurgit.
Discrètement la théorie du fétichisme de l’objet reprend son sens. L’objet fabriqué n’est pas un objet. Presque liquide, l’objet ne sert ni le prolétariat ni personne d’autre. L’objet est organisation, information ou bien service. Il ne faut surtout rien transmettre car il faut de la répétition dans la consommation. Il faut vendre du forfait, construire du cassable. Maximiser, maximiser, maximiser le profit : On ne sait plus vraiment qui a dit ça, mais sa plus-value faite grâce à la force du prolétariat doit être énorme pour pouvoir le rabâcher autant.
Le capital mène la danse. L’optimisation des marges vide le sens du travail. La division du travail abrutit les ouvriers comme les cadres. Le management se transforme en chantage, on passe du chantage à la manipulation. La peur du déclassement, de ne plus évoluer, est-ce du chantage ? Et si je voulais avoir un enfant ? L’armée de réserve dont parlait Marx pour évoquer le chômage pointe son drôle de nez : il porte un costume et veut ta place.
Plus la pression financière est forte, plus le social disparait. Mieux vaut cacher ses sentiments dernière une longue parka sombre, mieux vaut crisper ses doigts de pied dans ses mocassins rigides, mieux vaut être fort et résistant plutôt que se lier d’amitié avec ce collègue qui a eu la promotion que je n’ai pas eue.
Les éclats de rire comme les excès de rage sont toujours des moments dérangeants en réunion. Il faut garder les émotions hors du monde du travail.
Un matin sans prendre garde, le forfait - bon resto - alcool - vacances au ski - internet et appart sympa t’a entièrement enchainé. Tu ne peux plus le quitter - tu es baisé.
Alors, marchant sans but dans une ville trop grande. Les boules te collant la gorge. Tu repenses à ta jeunesse à tes engagements. La jeunesse c’est la découverte des émotions. C’est être touché par ce clodo dans la rue qui a les yeux de ton père, c’est ce sans papiers qui se met à chialer dans un couloir de la fac parce qu’il veut étudier en France, c’est cette danse trop folle sur un char de la gay-pride, c’est cette fille qui a couché avec toi pour un simple sourire, parce qu’elle était libre.
Quand la nostalgie a plus de sens que la vie, quand les images chantent et que la musique reprend des couleurs, tu peux entendre le cri des béruriers noirs : “Ta rage n’est pas perdue ! Ta rage n’est pas perdue !” … Ça fait comme un écho qui part de ton passé pour courir vers un monde meilleur.
_ “Allo la CGT ? Oui ? Oui, je voudrais adhérer”
Aujourd’hui j’ai menti
Je rentrais seul d’une sorte de soirée, et dans la rue, je me suis retrouvé à marcher à coté d’un couple qui discutait.
Sans me rappeler des mots, mon 6e sens politique s’est rendu compte que le couple parlait du mariage pour tous.
La meuf voulait que le mec se positionne, qu’il lui dise ce qu’il pensait. Le mec avait l’air un peu gêné, il disait un truc du genre “les gens font ce qu’ils veulent, je m’en fous, mais c’est un fléau pour l’humanité, faudrait tous les butter-lol”. Puis il a continué dans ses conneries.
La meuf était vénère, moi aussi.
Je sais pas trop ce qui m’a pris, mais je me suis approché du mec, je l’ai regardé dans les yeux et je lui ai dit “moi je suis gay et je t’emmerde. Et aussi, je veux pas que tu me casses la gueule”.
J’ai un peu agi par instinct, je suis pas gay, j’ai menti. Sur le coup ça a foutu un blanc, un malaise dans la soirée pour ce couple. C’est ce que je voulais.
Je me suis dis que même si c’est du lol le mec aura moins envie de “butter” un gay s’il le regarde dans les yeux.
Sur le coup j’ai pensé que j’avais bien fait.
Et puis y a cette histoire de mensonge, ce truc qui fait que tu te sens mal quand tu agis pour le bien en faisant le mal. Il paraît que la gauche mature a résolu la question de savoir si “la fin justifie les moyens”.
Moi je suis de la gauche immature et j’ai pas la réponse, mais en venant me confesser sur le net, j’espère recevoir l’absolution.
Quand la gauche immature passe à la télé
Les fafs de “3em voie” - C’est de la merde.
Je viens d’apprendre que 3e voie allait manifester ce week end. L’article de streetpress parle de “compétitions” entre les groupes d’extrême droite.
Et comme, on m’a pas mal interrogé sur “les dossiers du changement” sur l’extrême droite organisés par le MJS, je me permets de poser une petite analyse sur ce groupus de faf.
À mon avis ils seront juste un peu moins de 500, j’explique pourquoi :
3e Voie est un groupe vieux, moche et violent. Qui repose essentiellement sur un leader “batskin” et son réseau international.
C’est un groupe, qui, contrairement aux identitaires, ne sait pas faire de la communication politique.
1er point : Les bone-skins (Skinhead d’extrême droite, différents des skins apolitiques ou des skins d’extrême gauche) sont des groupes qui se maintiennent par une certaine dose d’adrénaline. Cette adrénaline, on la retrouve dans les bastons, dans les gradins de stades de foot et dans les pogos des concerts de fafs.
Batskin a une légende de violence. Il peut attirer des gens, notamment les jeunes. Mais il ne peut pas maintenir s’ils ne leur donnent pas cette dose d’adrénaline.
Le truc, c’est que lui, il ne peut plus être violent parce qu’ il a vieilli. Il ne faut pas oublier qu’il a ouvert un bar de faf où il fait du fric. S’il se retrouve en prison ne serait-ce qu’un mois, son business s’écroule.
2em point : Batskin : un leader de merde
Batskin c’est les années 80. Il est autoritaire, prétentieux et instable. (voir les vidéos où ont le voit insulter son Service d’ordre parce qu’ils ne crient pas les bons slogans lors des manifs sur “le social” qu’il a organisées l’année dernière)
Il est instable politiquement : un jour il se revendique skinhead, le lendemain il se voit dandy, et après, il se donne un air “guestapo” avec ses longs manteaux noirs.
Ça ne peut pas plaire aux militants-fafs de base qui ont besoin de voir dans leur leader quelqu’un de stable et droit. Une référence solide.
3e point : Trop Décompo
Idéologiquement 3e Voie est moins structurée que les autres mouvements d’un point de vue idéologique. Leur références Jaures comme à Mussolini n’est pas crédible. Le vocable
marxiste et leur étendard “nationalo-bolchéviste” fait juste rigoler.
Et surtout, il n’est absolument pas rassembleur à droite.
4 Casapound en moins bien
Le seul “avantage” de 3eme voie, c’est d’être vraiment inspiré par la mouvance casapound. Mais on est à 10 000 km de ce que sont capable de faire les italiens. D’abord, le bar de batskin n’est pas le bâtiment-dortoir de caspound.
Par ailleurs, casapound est un mouvement bobo de centre ville. C’est un mouvement qui est respectable et qui fait de la politique concrète, de la politique de terrain. 3e Voie prétend avoir la même idéologie mais garde l’uniforme (bombers noir, lacets blancs…) des fafs et leur vocable. Bref, la mayonnaise ne prendra pas.
5 e point : Une histoire de fric
3e Voie existe parce que batskin en fait son métier. Tenir un bar de fafs lui permet de vivre, de bouffer. Là où certains militent le dimanche et travaillent la semaine, batskin travail son réseau au quotidien pour son bar et ses activités. La conclusion est simple, ça ne peut aller très loin.
Conclusion :
3e Voie est trop déconnectée de la réalité, trop extrémiste et trop perdue intellectuellement pour être dangereuse. En voyant leur gueule d’abrutis de nazi, ils servent la gauche en nous rappelant que l’extrême droite et leur idées, c’est pas nous.
La droite immature .
Conseil National du Numérique
Voila, liste du nouveau CNN vient de tomber.
Je me suis amusé à classer les gens sellons leur “provenance sociale” :
Entreprises :
- Benoît Thieulin, directeur de l’agence digitale La Netscouade
- Cécile Russeil, directrice juridique d’Ubisoft
- Jean-Baptiste Rudelle, président de Criteo
- Lara Rouyrès, entrepreneur, business angel et fondatrice de Dealissime.com
- Nathalie Pujo, directrice d’Hachette Tourisme
- Valérie Peugeot, chercheuse à Orange Labs
- Laurence le Ny, directrice Musique et Culture du groupe Orange
- Tariq Krim, PDG de Jolicloud
- Audrey Harris, PDG de Soubis
- Cyril Garcia, directeur de la stratégie et membre du comité exécutif du groupe Capgemini
- Virginie Fauvel, directrice de la banque en ligne de BNP-Paribas
- Marie Ekeland, associée chez Elaia Partners et co-présidente de France Digitale
- Stéphane Distinguin, président de l’agence FaberNovel et président du pôle de compétitivité Cap Digital
- Virginia Cruz, designer chez IDSL
- Godefroy Beauvallet, directeur du fonds AXA pour la recherche et maître de conférence à Télécom ParisTech
- Nathalie Andrieux, directrice du numérique du groupe La Poste et présidente de Mediapost Communication
Éducation :
- Brigitte Vallée, directrice de recherche au CNRS
- Bernard Stiegler, philosophe et directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation (IRI)
- Nathalie Sonnac, professeur en sciences de l’information à l’Université Panthéon-Assas
- Sophie Pène, professeur à l’Université Paris Descartes et directrice de la recherche à l’Ecole nationale supérieur de création industrielle
- Francis Jutand, directeur scientifique de l’Institut Mines Télécom
- Michel Briand, directeur adjoint de la formation à Télécom Bretagne et vice-président de la communauté urbaine de Brest
- Serge Abiteboul, directeur de recherche à l’INRIA et membre du laboratoire LSV à l’ENS Cachan
Assoc :
- Tristan Nitot, président de Mozilla Europe
- Daniel Kaplan, délégué général de la Fondation pour l’Internet NouvelleGénération (FING)
- Christine Balagué, co-présidente du think tank Renaissance numérique
WTF :
- Marc Tessier, administrateur de VidéoFutur et président du Forum des Images
- Ludovic Blecher, rédacteur en chef de “Libération”
1 er analyse : Dans le top 30 des personnes qui doivent conseiller la France sur les questions numériques, la Majorité sont des entreprises qui ont pour but de gagner de l’argent. Je vous laisse en tirer les conclusions.
2 em analyse : La majorité de ces entreprises sont issus de personnes engagés à gauche depuis longtemps ( Thieulin , Harris , Distinguin…) Ce qui est tout de même rassurant.
3 em analyse : Il n’y a que 3 associatifs dans ce panel. Dont FING qui est tout de même pas hyper légitime fasse à des assocs comme la quadrature-du-net, framablog, ou l’april…
4 em analyse : Le monde du logiciel-libre est sous-représenté, encore une fois, le PS a la différence des verts ou du PG rate un énorme coche à gauche en ne s’investissant pas dans le logiciel libre.
Free, c’est pas l’ennemi
Après moulte pseudo troll débats sur facebook et autre, je me lance dans un petit argumentaire sur le désormais affaire d’état qui est désormais d’ #adGate de free.
Il faut d’abord rappeler l’histoire : il y a quelques mois, de nombreux freenautes ont remarqué que les vidéos youtube, société de google, avaient un temps de chargement extrêmement long . Ce qu’il faut comprendre, c’est que free en tant que Fournisseur d’Accès Internet (FAI) paye pour chaque vidéo vue sur youtube. Pour être plus précis, Free loue les “tuyaux” dans lesquels les données passent entre les ordinateurs de youtube (situé aux USA) et la France.
Depuis 1 mois, la vitesse des connections est plutôt revenue à la normale. Mais on ne peut pas s’empêcher de penser que l’attaque de free visait indirectement Google et youtube qui font leur beurre sur la publicité en ligne.
Ce que n’avait pas prévu free, c’est le retour de flamme des geeks. Étant moi-même lié à cette communauté, j’ai rarement vu autant de mauvaise foi en peu de temps.
Que les choses soient claires, la grosse majorité des geek refusent de voir de la publicité sur internet. Depuis des années toutes les personnes connaissant un minimum d’informatique savent installer adBlock+ , ghostery voir mieux .
L’argument rétorqué partout, c’est la Neutralité du réseau. Si on en réfère à la description de wikipédia,
- Transmission des données par les opérateurs sans en examiner le contenu ;
- Transmission des données sans prise en compte de la source ou de la destination des données ;
- Transmission des données sans privilégier un protocole de communication ;
- Transmission des données sans en altérer le contenu.
Dans l’histoire de l’#adGate, Free ne viole aucune de ces règles. Free fait son travail de FAI : il assure la transmission des données de manière neutre.
C’est la box, objet physique que vous achetez en complément de votre abonnement qui altère les données, pas le FAI en tant que tel.
Ce qui est étonnant, c’est quand on sait, qu’il y a quelques mois, personne n’avait hurlé lorsque youtube ralentissait chez free. Les cas de manquement à la net netrality sont multiples et, peut être que je me trompe, mais je n’ai pas vu la ministre intervenir sur ces domaines pour le moment.

Dans cette histoire, les non-geeks, n’ont pas été écoutés. Il me semble évident que beaucoup de “M. et Madame tout le monde” rêveraient d’un internet sans pub. Je suis même persuadé que certaines personnes seraient prêtes à payer pour un tel service.
La vérité c’est que la colère est montée des petits blogueurs et des gros sites sociaux qui vivent de la pub. Un peu d’ honnêteté n’aurait fait de mal à personne.
Maintenant voyons le problème d’un point de vue politique.
Si on en reste sur des considérations purement idéologiques et en dehors des partis. La droite, par essence, se devrait d’être contre la net neutrality. La loi de l’offre et de la demande devrait réguler les échanges de données mondiaux sur internet entre les sites internet et les FAI de manière magique, automatique. Vous l’aurez compris, ça n’est pas ma position.
Le rôle de la gauche est de protéger l’Homme des conséquences économiques du marché. L’outil de protection de l’homme est, par excellence, la loi républicaine :
L’internaute ne doit pas subir la guerre économique entre youtube et google. L’accès à un Internet est un droit. Celui d’avoir une égalité d’accès aux sites, quels qu’ils soient en est un aussi.
Mettre en place une loi sur la Neutralité des réseaux est urgence que le PS n’a pas encore intégré.
Le rôle de la gauche immature, c’est d’expliquer la NetNeutrality . Le rôle de la gauche c’est de porter dans la loi la Neutralité des réseaux à un niveau national, européen et pourquoi pas international ?
Résumé : “les jeunes socialistes d’épinay à la génération CPE”
A fini hier soir le livre “les jeunes socialistes d’épinay à la génération CPE” de Claudon et Guerin.
C’est un livre d’histoire du MJS. C’est très décevant : on a un enchaînement de faits sans analyses politiques et une vue tronquée de l’histoire pro-majo du MJS.
Le plus intéressant reste l’époque pré-Hamon et son ascension, son coup de force pour rendre le MJS “autonome”.
Le reste est fade et s’auto congratule :
D’abord l’histoire du MJS est complètement liée à celle de l’UNEF. On en parle à peine. J’aurais aimé qu’on réponde à la question : qui vient de l’UNEF , dans quelles proportions le BN est constitué de ce syndicat ? Qui influence qui ?
2ème chose : les minos sont complètement oubliées, Il y a 3 lignes sur la GS et le concurrent chevenementiste. On ne peut pas comprendre le MJS si on ne comprend pas ses histoires de luttes intestines. Que ça nous plaise ou non. C’est aussi une question de fond politique.
. Exemple : Les questions de lutte contre le racisme et fascisme dans les années 80/90 ont été influencées par le courant de GS lui - même proche de SOS-Racisme.
Autre point : On ne dit rien sur l’actuel AJS et sur la droite du MJS. A se demander si ce courant a existé avant le CPE….
Je pourrais aussi parlé de leurs analyses de la ségosphère et de Ségolène Royale, mais ont dira que je suis parti pris …
3ème chose : il n’y a pas d’analyse, On dit par exemple que Hamon et son courant passe du rocardisme à la gauche du PS. C’est intéressant, mais pourquoi ? dans quelle circonstance ? quels étaient les enjeux politiques ?
4ème point : L’école des bisounourses.
Il y a un moment où l’on explique qu’il y a eu un soupçon de fraude à je ne sais plus quel congrès. On oublie de dire qu’à certains congrès les fraudes étaient tellement massives que cela a terminé en bagarre sous les yeux de Francois Hollande qui prenait alors la parole devant les militants.
Le MJS a l’image de “l’école du vice” comme disait Francois Mitterand, pourquoi le taire ? Il n’y a jamais d’auto-critique, de remise en cause.
Au lieu de cela, le MJS se félicite d’être les jospins-boys de 2002 …
Enfin la fin du livre est tout bonnement ridicule. Il y a un chapitre qui nous explique à quel point le MJS est génial en matière d’internet et de réseaux sociaux. Avec des grandes phrases comme “c’est le seul groupe qui gère 6 blogs à son actif” … Évidemment on cite le nom de Valério Motta (comme de par hasard…)
On a ensuite 3 mini-chaptitres d’auto-congratulation sur Hamon. Brun et détourné. (Avec un très beau titre : “Charlotte Brun la touche féminine.” : Résumé une présidence de mandat à son sexe ça n’est pas tout comprendre au féminisme…)
Enfin on a une conclusion d’Antoine Détourné qui s’auto-congratule d’avoir fait 10 000 cartes, alors que le mouvement n’a jamais dépassé les 7000…
Bref, ce bouquin est une grosse déception à tous les niveaux. On sent que c’est fait pour rattraper l’image de militant pourri et détesté au PS.
Je veux bien que l’histoire soit écrite par les gagnants, mais je suis désolé, chez moi ça ne prend pas.
